Le
logis du castellan (chef de la garnison) est
délimité par une base de mur,
typique du XIIe s., présentant un appareil
en assises très régulières,
formé de belles pierres de tailles.
Le donjon contemporain devait se trouver sur
le rocher sommital (mais il a été
reconstruit au XIVe siècle). L'ensemble
formait alors un périmètre défensif
très réduit.
Le château apparaît dans les textes
à partir des années 1170. Il appartient
au comté de Vintimille qui s'étend
jusqu'au Mont Agel. Les atouts de ce nid d'aigle
sont incomparables. La Commune de Vintimille,
jalouse de ses franchises, le prit trois fois
d'assaut (entre 1177 et 1187) sans pouvoir s'y
maintenir, et de très nombreuses pointes
de flèches de cette époque ont
été mises au jour.
Finalement, le comté de Vintimille disparut
en 1258 : Sainte Agnès fut vendue avec
toute la région au comte de Provence,
Charles d'Anjou. La forteresse qui avait été
jusque là sur les marges occidentales
du comté de Vintimille, se trouva sur
les marges orientales

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